I’m beat...

... à une inconnue

Covid


Confinement, situation finement conne voulue par des personnages finements cons.

J’ai passé ma nuit avec C, malgré les interdictions, les mises en gardes, ces règles imposées par nos gouvernants naviguant a vue avec un gouvernail cassé depuis bien longtemps.Elle a répondue à mon appel, mettant son corps ainsi que la limpidité de son esprit a ma disposition pour quelques heures, et sans doute pour quelques nuits à venir.

C, toujours la pour m’empêcher de sombrer, et ne pas me perdre dans un labyrinthe de solitude. On ne peut faire que ca elle et moi, s’aimer de plus en plus intensément, jusqu'au bout de nous-mêmes.

C me manque, parfois, L me manque toujours, Vivre sans L, vivre avec C c’est un mal pour un bien, un petit succès, un remède d’illusions a pas mal de chose, sauf peut être a ce virus, ce truc minuscule qui bat les cartes du monde avec son propre algorithme cent pour cent bio.

La nuit, son corps dans mes veines, sous ma peau, dans le moindre de mes synapses, de mes neurones me fit penser qu’en amour y a pas d’issue de secours, tout au plus quelques brèches, des interstices sur lesquels ont colle avidement son œil, gauche ou droite suivant son inclinaison politique du moment afin d’y voir une vérité toute relative.

Au réveil elle avait disparue à nouveau, laissant derrière elle cette étrange odeur de manque.

C, c’est toi que je sens quelque part en Avril ?

C…

SG - 15/04/2020